«Low cost» et bas prix : amalgame ?

Compagnie aérienne, téléphonie, banques... le low cost a le vent en poupe

Le «low cost» a le vent en poupe : compagnies aériennes, téléphonie, tablette, grande distribution, textile... même les banques s'y mettent. Le «bas coût» plaît et envahit peu à peu tous les secteurs d'activités.

Exemple le plus courant : [...]

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Contexte

Compagnie aérienne, téléphonie, banques... le low cost a le vent en poupe

Le «low cost» a le vent en poupe : compagnies aériennes, téléphonie, tablette, grande distribution, textile... même les banques s'y mettent. Le «bas coût» plaît et envahit peu à peu tous les secteurs d'activités.

Exemple le plus courant : celui des compagnies aériennes comme Easy Jet et Ryanair. Une stratégie marketing agressive, des prix défiant toute concurrence, mais à condition de se passer des «petits plus» : pas de bagage (sauf surtaxe), de sandwich et de boisson et un confort relatif.

Leur succès en tout cas est indéniable, il a même inspiré les autres compagnies dites «classiques» comme Air France. Son PDG s'est d'ailleurs rendu à Nice vendredi 23 mars pour lancer une contre offensive : nouvelles destinations et baisse des prix générale ont été annoncées, rapporte Nice Matin. Bien sûr, on ne parle pas de «low cost», trop souvent associé au bas de gamme mais de «low fare» («bas prix» littéralement), rien à voir donc...

Le «low cost» est-il forcément le corollaire du bas de gamme ? 

S'il est vrai que les marques «low cost» basent leurs stratégies sur la réduction des coûts, elles les basent aussi en fonction des demandes des clients. Les banques comme ING Direct, Fortuneo ou encore Boursorama sont parties du constat que non seulement un réseau d'agences coûte très cher, mais que de nombreux usagers ne s'y rendent que très peu, ou n'en expriment pas le besoin. Tout se fait sur Internet (il n'existe qu'une seule agence ING en France, à Paris). Résultat : pas de relation privilégiée avec son ou sa banquière, en tout cas pas face à face, mais des tarifs beaucoup plus compétitifs, voire des services totalement gratuits.

Autre secteur récemment «envahi» par le «low cost» : la téléphonie. L'entrée fracassante sur le marché de Free, proposant des tarifs bien inférieurs à tous ses concurrents, a provoqué un petit tremblement de terre. Face à ces tarifs agressifs, les trois autres opérateurs n'ont pas hésité à qualifier les offres de Free de «bas de gamme». Ce qui ne les a pas non plus empêchés de proposer eux aussi des offres similaires avec leurs marques Sosh (Orange), B&YOU (Bouygues) et Séries Red (SFR). 

Bad de gamme ? Le réseau de Free mobile a, il est vrai, connu deux grandes pannes de plusieurs heures et de multiples pannes plus légères en un peu plus de trois mois d'existence et se reporte largement sur le réseau d'Orange pour fournir ses services à ses abonnés. Mais au final, les utilisateurs peuvent tout de même profiter du (quasi) tout illimité pour 15,99 euros (si abonnés, 20,99 euros sinon). Et les services de Free auraient déjà séduit plus de deux millions d'utilisateurs, selon les estimations de Bouygues.

On pourrait aussi prendre l'exemple des tablettes qui n'échappent pas à la tendance. Un cabinet californien, ABI Research, a récemment estimé que d'ici 2016, les tablettes «low cost» (moins de 400 dollars, soit 300 euros) devraient s'approprier 60 % du marché, au détriment des tablettes plus chères (celle du leader Apple notamment). 

Pourtant, les tablettes «low cost» subissent des critiques récurrentes : mauvaise qualité de l'écran tant au niveau de la résolution qu'au niveau tactile, faible puissance des processeurs, autonomie restreinte, coque en plastique etc.

Le low cost, est-ce forcément bas de gamme ?

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Photo de Victor Garcia
Orchestré par Victor Garcia
Ex-journaliste à Newsring.