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A l'occasion de l'élection présidentielle, l'Unicef France initie en partenariat avec Newsring un débat sur la politique pour l'enfance.

Voici la contribution de l'Unicef : 

« La campagne présidentielle bat son plein, et les problématiques de [...]

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L'Unicef évoque la piste d'un ministère de l'enfance et de l'adolescence

A l'occasion de l'élection présidentielle, l'Unicef France initie en partenariat avec Newsring un débat sur la politique pour l'enfance.

Voici la contribution de l'Unicef : 

« La campagne présidentielle bat son plein, et les problématiques de l’enfance et de l’adolescence sont à peine débattues. Certes, les candidats parlent de leurs propositions sur l’école. Mais l’école – pour importante qu’elle soit – n’est pas tout ; un enfant n’est pas qu’un élève. Les autres préoccupations de l’enfance et de l’adolescence sont quasiment passées sous silence, alors que la situation est préoccupante.

La pauvreté se répand chez les moins de 18 ans, en France plus qu’ailleurs. La « reproduction sociale » est plus forte en France que chez nos voisins européens. La France détient le triste record des tentatives de suicides chez les adolescents (40 000 par an). Sans grand surprise, les enquêtes d’opinion menées laissent apparaître une jeunesse particulièrement peu optimiste pour son avenir, s’estimant mal considérée et représentée par les médias et les politiques. Comment expliquer ces contre- performances françaises en matière d’enfance ou d’adolescence ?

La faute à la crise ? Notre pays n’est pas, à bien des égards, plus touché par la crise que nos partenaires européens. Un manque de moyens ? Certainement dans certains domaines spécifiques, mais dans l’ensemble notre pays est parmi ceux de l’OCDE à dépenser le plus pour ses 0-18 ans. Une piste pour comprendre cette situation paradoxale est donc de constater qu’il n’existe pas, en France, de politique nationale ambitieuse et cohérente en faveur des enfants. Les différents sujets qui touchent à l’enfance sont tronçonnés entre les différents ministères. Et cela n’est pas nouveau, c’est un trait récurrent – avec quelques variantes bien sûr – au fil des alternances.

Dans son rôle de défense des enfants – l’Unicef est garant de la bonne application de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) – l’Unicef France tente d’interpeller les candidats et les citoyens et de replacer les questions d’enfance et d’adolescence au cœur du débat. Son Manifeste pour l’Enfance leur demande de se mobiliser autour de 10 engagements. Parmi les propositions, la demande de création d’un ministère dédié à l’enfance et l'adolescence vise à apporter cette cohérence qui fait aujourd’hui défaut. D’autres mesures s’attaquent par ailleurs à des sujets plus spécifiques.

Diffusé à partir de début janvier, ce Manifeste pour l’Enfance peine à rencontrer un écho fort auprès des candidats et de leur entourage. Peu d’entre eux se sont positionnés par rapport à ce document et aux propositions qu’il contient.

Est-ce parce que les enfants ne votent pas que les intérêts des 14,5 millions de moins de 18 ans dans notre pays sont négligés ? Faudra-t-il créer un grand ministère dédié pour changer la donne ? »

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