Les homosexuels pourraient être autorisés à donner leur sang

Un rapport commandé par Jean-Marc Ayrault préconise d'ouvrir les dons du sang aux homosexuels

Un rapport, remis mardi 16 juillet à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, préconise de mettre fin à l’interdiction pour les homosexuels de donner leur sang. Olivier Véran, le député PS de l’Isère,  chargé par le Premier ministre [...]

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Contexte

Un rapport commandé par Jean-Marc Ayrault préconise d'ouvrir les dons du sang aux homosexuels

Un rapport, remis mardi 16 juillet à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, préconise de mettre fin à l’interdiction pour les homosexuels de donner leur sang. Olivier Véran, le député PS de l’Isère,  chargé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault de se prononcer sur la filière du sang, conseille de ne plus se focaliser sur l’orientation sexuelle du donneur. Il recommande plutôt de faire évoluer le questionnaire «vers le niveau de risque individuel du donneur», détaille l’AFP«L'éviction du don peut-être perçue comme discriminatoire lorsque ce n'est pas fondé scientifiquement», a estimé Olivier Véran, aussi neurologue au CHU de Grenoble.

Pour la filière sang dans son ensemble, il préconise une «mise à jour de l’organisation actuelle qui tienne compte des expériences acquises». «Toutes les parties prenantes» devraient se rassembler, selon lui, dans un Haut Conseil de la filière du sang (HCFS), qui se prononcera aussi bien sur les grandes orientations de la filière, que sur des questions plus pointues comme celle de l’éviction des homosexuels du don du sang.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait pourtant annoncé à la mi-décembre 2012, qu’elle ne pouvait lever cette interdiction : « tant qu’on ne me donne pas une garantie absolue que cela n'apportera pas davantage de risques pour ceux qui seront transfusés, je ne peux pas lever cette interdiction».

Le don est interdit aux population dites «à risques», décrites dans le tableau des contre-indications, publié en 2009, par un décret du ministère de la Santé. Parmi elles, se trouvent les maladies malignes, les porteurs de piercings ou de tatouages, mais également les personnes ayant eu une expérience de «multipartenariat sexuel» et les «hommes ayant eu des relations avec d'autres hommes». Le motif est le risque de transmission au receveur d'une infection virale.

Faut-il autoriser les homosexuels à donner leur sang?

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