Tourisme de masse Photo : Klearchos Kapoutsis via Flickr

L’Organisation mondiale du tourisme prévoit 415 millions de touristes entre le mois de mai et le mois d’août

Lors du dernier sommet du G20 au Mexique, les dirigeants mondiaux ont reconnu pour la première fois le rôle essentiel que jouent le voyage et le tourisme dans la création d'emplois et le développement économique à l’échelle mondiale. Réunis à [...]

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Contexte

L’Organisation mondiale du tourisme prévoit 415 millions de touristes entre le mois de mai et le mois d’août

Lors du dernier sommet du G20 au Mexique, les dirigeants mondiaux ont reconnu pour la première fois le rôle essentiel que jouent le voyage et le tourisme dans la création d'emplois et le développement économique à l’échelle mondiale. Réunis à Los Cabos, les chefs d’État se sont ainsi engagés à promouvoir diverses initiatives qui faciliteront et rendront plus efficaces les procédures d'immigration, stimulant ainsi l'industrie du tourisme.

D’après la dernière édition du Baromètre de l’Organisation mondiale du tourisme, l’industrie du tourisme se porte bien malgré les incertitudes économiques. L’OMT s’attend en effet à ce que quelque 415 millions de touristes voyagent à l’échelle internationale entre le mois de mai et le mois d’août, période de haute saison dans la plupart des marchés émetteurs et des destinations touristiques de premier plan dans le monde.

Vecteur de croissance économique et de développement, le tourisme a aussi sa face négative. Considérés comme des nuisibles, les touristes sont accusés de polluer la planète, de profiter des populations locales, de "consommer du voyage". Au point que depuis quelques années est apparu le concept de tourisme durable et de tourisme responsable. Fini l’indécence et le sans-gêne d’une consommation à outrance dans les pays du Sud, le tourisme durable et responsable prône des voyages raisonnés, en adéquation avec la nature et les modes de vie des populations locales.

Soucieux d’améliorer leur image, les professionnels du tourisme mettent en avant leurs initiatives ; la SNCF organise par exemple les trophées du tourisme responsable, le syndicat des agents de voyage a publié son livre vert sur le sujet, le Guide du Routard, institution des guides touristiques, sort même son guide annuel du tourisme responsable... La mode est au tourisme différent. Mais cette forme de tourisme rompt-elle vraiment avec les pratiques du tourisme de masse ? Malgré les innombrables labels qui fleurissent, le tourisme durable et responsable a tout d’une utopie. Les vols low-cost généralisés sont peu compatibles avec le tourisme écologique et les voyages organisés profitent moins aux pays d’accueil qu’aux tours opérateurs.

Qu’en pensez-vous ? Les touristes sont-ils des nuisibles ?

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Photo de Ariane Hermelin
Orchestré par Ariane Hermelin
Journaliste Newsring