«Normalité» et pouvoir Philippe Wojazer/AP/SIPA

François Hollande : la «normalité» à l'épreuve du pouvoir

«Normal!», titrait le quotidien Libération le 7 mai, le lendemain de l’élection de François Hollande à la présidence de la République. Six mois après sa victoire, le chef de l'Etat est malmené par les enquêtes d'opinion. 

En plus d'être [...]

Lire la suite

Contexte

François Hollande : la «normalité» à l'épreuve du pouvoir

«Normal!», titrait le quotidien Libération le 7 mai, le lendemain de l’élection de François Hollande à la présidence de la République. Six mois après sa victoire, le chef de l'Etat est malmené par les enquêtes d'opinion. 

En plus d'être «normal», le président de la République est «gentill»  à en croire le magazine «Psychologies» qui a décerné, lundi 12 novembre, le prix de la gentillesse en politique. «Sa bonhomie lui joue des tours. À ce stade, il aurait plus eu besoin d'être classé "homme le plus coriace de l'année" ou le plus ferme, le moins inconstant.», juge Hervé Gattegno sur Le Point.fr.

Dans les colonnes du Monde, le ministre de la Défense, Jean-Yves somme le Président d'en finir avec la présidence «normale» et estime que François Hollande doit «passer au président avec un gand P, qu'il prenne la hauteur nécessaire», «gagne un peu en solennité et en dramatisation».

«Enfiler le costume»

Quoi de mieux qu'une conférence de presse, devant plus de 350 journalistes, sous les ors de la salle des fêtes de l'Elysée pour gagner en solennité. L'exercice présidentiel par excellence, destiné à «enfiler le costume présidentiel» et qui doit permettre à François Hollande de s'exprimer sur certaines promesses non tenues. «C'est le cas du traité budgétaire européen, signé par Nicolas Sarkozy et qui n'a pas été renégocié. Ou de la TVA, qui va finalement augmenter en dépit des engagements pris pendant la campagne.», rappelle Thomas Wieder sur le Monde.fr. Le chef de l'Etat entame un virage délicat sur fond de nouveaux efforts demandés aux Français pour relancer la compétitivité de l'économie française.

«Mis en difficulté par l'affaire du tweet de sa compagne, Valérie Trierweiler, le chef de l'Etat a fait pencher la balance en faveur d'Harlem Désir à la tête du PS et a décidé de faire réaliser des sondages par le biais du SIG, le Service d'information du gouvernement», explique Pierre-Alain Furbury, sur les Echos.fr.  Et le journaliste de poursuivre :  «comme rattrapé par la fonction, il a aussi été contraint d'ajuster le tir pour répondre aux attentes de l'opinion. Crise oblige, il est passé à une présidence de « combat »

Un président de la République peut-il être «normal»? 

Entrer dans le débat

Photo de Xavier Colas
Orchestré par Xavier Colas
Journaliste Newsring