67 161 personnes sont incarcérées en France

En 2011, 759 places ont été créés dans les établissements pénitentiaires pour 3 928 détenus supplémentaires. Des chiffres publiés par l'Observatoire international des prisons (OIP) et autres lieux d'enfermement qui pose une question simple [...]

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Prisons : la France rappelée à l'ordre par le Conseil de l'Europe

La surpopulation carcérale n'est pas le seul problème des prisons françaises... La France a une nouvelle fois été rappelée à l'ordre par le Comité anti-torture du Conseil de l'Europe, qui a publié son rapport sur la situation des prisons, mais aussi des hôpitaux psychiatriques et centres de rétention français. 

«Quelques bons points» ont été relevés, rappelle Libération (article payant), comme la présence d'un avocat pendant l'audition de garde à vue (réforme de 2011) et le personnel soignant qui est globalement bien perçu par les malades.

Mais de nombreux points noirs ont été pointés du doigt, notamment la violence. Violence durant les interpellations, les gardes à vue et en prison. Violences du personnel des prisons, violences entre détenus... 

Le Comité anti-torture prend pour exemple la prison du Havre, que ses membres ont visitée, où «des cas d'usage excessif de la force de la part de certains membres du personnel» pénitentiaire ont été observés. Des «actes de violence» entre détenus de cette prison ont également été décriés. Conséquence de la surpopulation carcérale ? 

Les conditions de détention et les conditions dans lesquelles se déroulent les transfert de détenus sont donc pointées du doigt.

Le comité anti-torture a également publié la réponse du gouvernement français, qui assure avoir mis en place des formations pour le personnel pénitentiaire sur l'usage approprié de la force. Les ministères de la Santé et de la Justice affirme également avoir mis en place des actions pour améliorer les transferts et des mesures pour remédier aux violence policières.

Le comité précise que les documents «ont été rendus publics avec l’autorisation des autorités françaises», note le Huffingtonpost.fr.

De leur côté, les surveillants pénitentaires de plusieurs prisons de France continuent leur mouvement de bloquage des prisons. Ils réclament de meilleurs salaires et des recrutements de nouveaux surveillants.

Selon eux, il est devenu impossible de faire correctement leur travail en raison du manque de personnel. Un sous-effectif lié à l'augmentation de la population carcérale, qui vient de franchir un nouveau record en mars

Voir le reportage ci-dessous :

Source : BFMTV.

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  • Photo de Monom Tulorapa Alias Ricardo

    23 juillet 2013, 13:49

    Monom Tulorapa Alias Ricardo
    Violences de la part du personnel, peut-être, mais sous quel forme? une petite claque? une balayette?
    Ce que beaucoup de monde oublie c'est qu'antérieurement à l'extérieur, le prisonnier a volé, violenté, violé, assassiné ou même vendu du stup à des mineurs.. qui eux mêmes en vendront un jour et seront au chomage, violenteront, voleront.. parce qu'ils ne sont capables de faire que ça!

    Et à l'intérieur, les insultes, les menaces de morts, les intimidation en réunion, passages en force, coups de poing ou de pied, prises d'otage avec un poinçon, explosion de porte au plastique pour s'évader..

    Et les détenus se plaignent d'avoir eu les menottes au poignet et d'avoir fini au quartier disciplinaire sans toucher terre?

    Ben voyons..!
    0 0
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  • Photo de Non connecté

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un numérus clausus en ce domaine n'a pas de sens.
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Le numerus clausus : un outil indispensable
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Contourner le problème, un mal Français?