Politique du chiffre Chamussy/SIPA

L'expulsion de la jeune collégienne Leonarda provoque un tollé à gauche

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls s’est retrouvé sous le feu des critiques mardi 15 octobre après l’expulsion de Leonarda, collégienne rom âgée de 15 ans pendant une sortie scolaire le 9 octobre. Il s’est justifié en affirmant appliquer [...]

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Contexte

L'expulsion de la jeune collégienne Leonarda provoque un tollé à gauche

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls s’est retrouvé sous le feu des critiques mardi 15 octobre après l’expulsion de Leonarda, collégienne rom âgée de 15 ans pendant une sortie scolaire le 9 octobre. Il s’est justifié en affirmant appliquer «avec fermeté les décisions d'éloignement tout en veillant scrupuleusement au respect des droits des étrangers qui font l'objet d'une mesure d'éloignement».

Manuel Valls l’annonçait dans un entretien au Monde le 28 juin 2012 : il n’y aura pas de «régularisations massives» dans sa politique d’immigration. Le ministre de l’Intérieur entend rester «ferme» car «la situation économique et sociale ne permet pas d'accueillir et de régulariser autant que certains le voudraient». Comme son prédécesseur, le gouvernement ne fera pas plus de 30.000 régularisations chaque année. 

«Etre de gauche, ce n'est pas régulariser tout le monde et se retrouver dans une impasse. Il faut mener une politique républicaine (...) et poser, effectivement, des critères», assurait Manuel Valls, se défendant d'être le «monsieur Sarkozy» du gouvernement.

Les révélations au sujet des conditions d'expulsion de la jeune Leonarda ont provoqué un tollé à gauche. Le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon a fustigé la «politique inhumaine» du ministre de l'Intérieur, tandis que de nombreuses voix se sont élevées au Parti socialiste pour condamner cette expulsion.

A droite, l'ancienne ministre de la Justice, Rachida Dati, s'est également indignée de l'arrestation de la collégienne alors qu'elle était en sortie scolaire. «Même si je ne connais pas le fond de cette affaire et les modalités d’exécution de la décision d’expulsion, une chose est sûre : la droite n’a jamais interpellé d’enfants à la sortie des écoles ou dans un cadre scolaire pour faire expulser une famille», a-t-elle déclaré.

A l'inverse, Jean-Louis Borloo, le président de l'UDI, a jugé que l'expulsion de Leonarda a été faite «de façon légale». «Les policiers ont fait leur travail dans des procédures nécessaires», a insisté le leader centriste au micro de BFM TV. «Je peux comprendre que des gens soient bouleversés ou blessés mais il faut bien que la loi soit respectée et qu’il y ait en France essentiellement des personnes en situation légale.»

PS et UMP ont-ils la même politique d'immigration ?

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Photo de Rédaction Terrafemina
Orchestré par Rédaction Terrafemina
Journaliste Newsring