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Le gouvernement présente son projet de budget 2014


Les ministres de l'Economie Pierre Moscovici et du Budget Bernard Cazeneuve ont dévoilé le projet de budget 2014 en Conseil des ministres mercredi 25 septembre, avant la présentation à la commission des Finances de l'Assemblée nationale.

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Contexte

Le gouvernement présente son projet de budget 2014


Les ministres de l'Economie Pierre Moscovici et du Budget Bernard Cazeneuve ont dévoilé le projet de budget 2014 en Conseil des ministres mercredi 25 septembre, avant la présentation à la commission des Finances de l'Assemblée nationale.

Pour ce deuxième budget du quinquennat, le gouvernement Ayrault a assuré qu'il allait s'atteler à baisser les dépenses plutôt qu'à augmenter les impôts pour continuer à réduire le déficit. «Un effort budgétaire historique», insistent MM. Moscovici et Cazeneuve. Au total, l'effort de redressement des comptes publics en 2014 porte sur 18 milliards d'euros : 15 milliards en économies de dépenses et 3 milliards en hausse des recettes fiscales.

Le gouvernement, qui table sur une croissance de 0,1 % en 2013 a établi son projet de budget sur une prévision de croissance de 0,9 point du produit intérieur brut (PIB) en 2014. Le Haut Conseil des finances publiques juge cette prévision «plausible», tout en faisant part de ses doutes au sujet du scénario pour l’emploi.

Le budget 2014 prévoit de ramener le déficit public de 4,1 % de PIB à 3,6 % grâce à un effort de redressement structurel (hors effet de la croissance) de 0,9 point de PIB, après 1,7 point en 2013 (chiffre révisé en baisse de 0,2 point).
Ces économies, qui sont calculées par rapport à l’évolution «naturelle» des dépenses (c’est-à-dire si le gouvernement ne faisait rien), vont porter à 9 milliards sur le pôle Etat et collectivités, 6 milliards sur le champ social. Sur les dépenses de l’Etat, 2,6 milliards sont réalisés sur les moyens de fonctionnement (-5 %, soit 900 millions), et surtout les effectifs et les salaires qui représentent un «gain» de 1,7 milliard. Le projet de budget 2014 prévoit en effet la suppression de 13 123 postes dans les ministères non prioritaires, au profit de la création de 11 000 postes dans l’Education, la Justice et la Police.

Au final, le déficit de l’Etat est néanmoins prévu en nette hausse à 82,2 milliards d’euros, au lieu de 71,8 milliards en 2013 (chiffre révisé en hausse, par rapport aux 68,7 milliards évoqués jusque-là).
 

Cette rigueur de gauche est-elle différente d’une rigueur de droite?

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Photo de Thomas Renou
Orchestré par Thomas Renou
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