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Union Européenne : Barroso sur la voie du fédéralisme

Union Européenne : Barroso sur la voie du fédéralisme

AGF s.r.l. / Rex Featur/REX/SIPA

José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, a appelé ce mercredi à transformer l'Union européenne en fédération d'Etats-nations. A terme, cela signifie la création d'un nouveau traité européen

Lors de son discours ce mercredi, sur «l'état de l'Union» au Parlement européen à Strasbourg, le président de la Comission a affirmé sa volonté d'aller vers le fédéralisme : «Nous devons progresser vers une fédération d'Etats-nations. C'est notre horizon politique» .

«Une véritable union économique et monétaire en profondeur peut être engagée dans le cadre des traités actuels, mais ne pourra être menée à bien qu'avec un nouveau traité».

Moins de trois ans après la ratification du traité de Lisbonne et face au rejet des européens quant au projet européen, le Président de la Comission risque de se heurter à l'opinion commune. Mais il a ainsi rejoint la chancelière Angela Merkel, qui juge indispensable la réécriture des textes fondateurs de l'UE pour avancer vers les quatre «unions» monétaire, budgétaire, bancaire et bien sûr politique, rapporte l'AFP via Le Figaro

José Manuel Barroso semble ne pas avoir peur de cela et défend son idéal fédéralisme, en expliquant «qu'en ces temps d'anxiété, ce serait une erreur que de laisser les nations en proie au nationalisme et au populisme».

D'autre part, en déclarant que l'Union Européenne ne pouvait «continuer à résoudre les problèmes européens juste avec des solutions nationales», José Barroso s'est attiré les foudres des députés eurosceptiques, à l'image de Nigel Farage, député britannique, qui n'a pas manqué de réagir à ses déclarations : «J'ai sous-estimé le fanatisme de M. Barroso». 

L'idée a cependant trouvé preneurs du côté des Libéraux européens, notamment en la personne de Guy Verhofstadt, ancien Premier ministre belge, qui n'entend pas «continuer à résoudre les problèmes européens juste avec des solutions nationales.»

Et d'ajouter en s'adressant au Président : «N'attendez pas le feu vert ou le feu rouge de Paris ou Berlin. Les problèmes ne seront résolus que si nous avons le courage d'avoir cette union fédérale».

La proposition n'a pas fait l'unanimité et les mesures concrètes ont encore du mal à voir le jour. Problème auquel M. Barroso a réagit en annonçant : «Plus dangereux que le scepticisme des anti-européens est le silence des pro-européens», a rapporté l'AFP via Le Parisien

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