Désir d'avenir

Ségolène Royal : «Il faut que je reprenne un autre chemin»

Les hommages, en politique, sont rarement bon signe. «Ségolène Royal, c’est une voix qui compte. Elle continuera à agir dans sa région, et au niveau national», avait déclaré la Première secrétaire du PS, Martine Aubry, le soir du second tour [...]

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Contexte

Ségolène Royal : «Il faut que je reprenne un autre chemin»

Les hommages, en politique, sont rarement bon signe. «Ségolène Royal, c’est une voix qui compte. Elle continuera à agir dans sa région, et au niveau national», avait déclaré la Première secrétaire du PS, Martine Aubry, le soir du second tour des législatives, après la défaite de la présidente de la région Poitou-Charentes dans la première circonscription de Charente-Maritime –la circonscription la plus médiatisée, en raison du soutien apporté à son adversaire par la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler.

Avant même d'être élue députée, Ségolène Royal avait déclaré sa candidature à la présidence de l'Assemblée nationale. L'éminente fonction était celle qu'elle avait choisie pour rebondir après son échec cuisant à la primaire du PS: elle avait obtenu un score de 7%. Arrivée en 4e position derrière Arnaud Montebourg, Martine Aubry et François Hollande, la candidate du PS à la présidentielle de 2007 n’avait pu réprimer ses larmes à l’annonce des résultats.

Au lendemain de sa défaite aux législatives, Ségolène Royal s’était exprimé sur son avenir politique. Elle a dit souhaiter avant tout se donner «le temps de la réflexion». Si elle affirme toujours faire preuve d’une «détermination intacte», elle a également évoqué un «coup d'arrêt, un amarrage dur à vivre», même si celui-ci ne l’abattait «absolument pas». «Il faut que je reprenne un autre chemin», avait-elle résumé.

La réussite de Claude Bartolone, qui était le candidat de Royal au «Perchoir», et la promotion de ses proches (Guillaume Garot et Delphine Batho) à l’occasion du remaniement post-législatives, ne sont-ils que des lots de consolation? Les dirigeants socialistes réfléchiraient à lui confier un poste important à l’avenir. Selon Le Figaro, Ségolène Royal aurait été reçue le mardi 19 juin à Matignon par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, «pendant plus d'une demi-heure. Ils ont évoqué sa défaite aux législatives de La Rochelle et son avenir...»

Ségolène Royal, qui avait écrit en 2009 un ouvrage intitulé «Femme debout» (Denoël), peut-elle se relever d’une telle série d’échecs?

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Photo de Thomas Renou
Orchestré par Thomas Renou
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