Désir d'avenir

Ségolène Royal : «Il faut que je reprenne un autre chemin»

Les hommages, en politique, sont rarement bon signe. «Ségolène Royal, c’est une voix qui compte. Elle continuera à agir dans sa région, et au niveau national», avait déclaré la Première secrétaire du PS, Martine Aubry, le soir du second tour [...]

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Royal règle ses comptes avec Valérie Trierweiler, et dénonce un complot pour expliquer ses échecs

Dans le magazine Le Point, paru le jeudi 21 juin, Ségolène Royal règle ses comptes avec Valérie Trierweiler, et explique ses récents échecs par une étonnante théorie du complot, qui aurait été fomenté par Paris Match, qui était l'employeur de la compagne de François Hollande en 2007, et Nicolas Sarkozy entre autres.

«Je me dis qu'en 2007 ça n'a pas dû arranger les choses. Je comprends pourquoi François ne m'a pas aidée», explique-t-elle. C’est durant cette année 2007, quand elle était candidate à la présidentielle, que sa rupture avec M. Hollande a été consommée. «En 2007, je me suis dit : ça va passer, ça va s'arranger. Donc j'ai encaissé, confie-t-elle au Point. [Valérie Trierweiler] a profité de la situation. C'était facile, elle suivait le PS, elle suivait le Premier secrétaire. Dans un pays anglo-saxon, le jour même, c'est le licenciement. Mais Paris Match n'était pas mécontent de me voir affaiblie, alors ils l'ont laissée volontairement, comme tous les autres qui savaient.» Elle cite notamment Lagardère, le propriétaire de Paris-Match, et Nicolas Sarkozy. 

Elle revient également sur l’emballement médiatique qui a suivi le tweet de Valérie Trierweiler, qui apportait son soutien au dissident socialiste et rival de Ségolène Royal à La Rochelle, Olivier Falorni: «Je lis des articles sur les monarques, leurs maîtresses, leurs femmes. Mais c'est horrible ! Je suis une femme politique, je me bats, et je suis ravalée au rang de feuilleton, de théâtre de boulevard, de machin à trois, de trio!» s'indigne t-elle. Évoquant l’attaque de Valérie Trierweiler, elle dit que sa famille a été «bousillée»: «C'est l'inversion des rôles. C'est moi dont la famille a été bousillée, c'est moi qui pourrais avoir de la rancœur».

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