Républicains et Libéraux ont des réponses divergentes

En temps de crise, l’État est à la fois honni et attendu. Les manifestants en Grèce, en France, et dans d’autres pays appellent à restaurer des services publics qu’ils estiment détruits, tout en conspuant leurs dirigeants. C’est un "Je t’aime [...]

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Pierre Crétois
Doctorant à l'université de Lyon 2 en histoire des idées.

L'État force les plus favorisés à contribuer à l'effort collectif

On considère souvent que la redistribution est une concession que les riches font aux pauvres ou que c'est une forme de charité institutionnalisée. On rechigne donc, en temps de crise, à demander aux riches de “payer l'addition”. Mais c'est une erreur. Les riches ne “payent pas l'addition” indûment mais, d'une certaine manière, ils payent leur dette à la société toute entière. Expliquons-nous. Imaginons un Robinson sur son île, serait-il capable de bénéficier de tout ce que nous avons par la vie en société (moyens technologiques, confort, infrastructures diverses, connaissances, culture...) ? Non. Ce qui est vrai pour tous est vrai, a fortiori, pour un riche qui n'aurait jamais pu bâtir son empire sans l'aide et la collaboration des autres. Loin du Républicain l'idée de nier l'existence du mérite individuel, mais cela n'exonère pas les riches de payer leur dette à la société pour les bénéfices énormes qu'ils tirent d'elle. Or, en temps de crise, on a la désagréable impression que c'est le contraire qui se passe : les riches sont de plus en plus riches et se voient octroyer des cadeaux divers ou bien sont courtisés. Un État républicain est un État social parce qu'il souhaite que les plus favorisés reconnaissent qu'ils sont redevables à la société et paient leur écots à la cause publique pour favoriser le bien-être de tous et en particulier de ceux qui sont les plus défavorisés par le jeu social. Tant que les conditions de l'échange conduirons à produire ici des favorisés et là des défavorisés, l'État républicain aura la charge de faire que la vie sociale reste au bénéfice de tous.
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Notre salut passe-t-il par l'État ?

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  • Photo de ddacoudre . oui

    17 décembre 2011, 00:12

    ddacoudre . militant à la retraite.
    Nous pouvons convenir que lorsqu’un particulier prend l’initiative d’un investissement créatif, il est normal qu’il dispose des revenus et profits de ce dont il est le propriétaire.
    Mais lorsque son projet doit utiliser l’aide de tiers, alors c’est lui qui est demandeur ; et c’est une évidence que de comprendre que sans ces aides, il ne parviendrait pas à ses fins.
    De fait une collaboration s’impose, et si le propriétaire veut être le maître absolu de ses décisions, s’il veut disposer du fait du prince, alors il doit rester seul. Dans tous les autres cas il y a une collaboration à imaginer pour que le propriétaire conserve les profits de son investissement et atteigne ses buts, sans s’approprier ceux générés par les tiers. et comme tous sont des citoyens que l'état représente il leur appartient d'organiser la régulation des richesses pour satisfaire les besoins qu'ils ont en commun, car tout ne se marchandise pas, l'inverse de ce que nous avons réalisé.
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