Arme nucléaire

Essais nucléaires

En Corée du Nord, la télévision officielle a annoncé la mort de Kim Jong-Il qui régnait sur l'une des dernières dictatures communistes d'une main de fer depuis la mort de son père en 1994.

Le "cher leader", comme l'appelait la propagande [...]

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Thierry de Cabarrus
Ancien journaliste, chroniqueur sur Le Plus

Kim Jong-iI est mort, vive Kim Jong-un

La chute du dictateur entraîne aujourd'hui l'arrivée de son propre fils, «le petit prince rouge», âgé de 28 ans, dans un pays coupé du reste du monde, aussi rien ne devrait bouger... dans le bon sens.
C'est un pays inquiétant qui pratique le terrorisme d'État et qui nargue le monde avec sa force nucléaire. On a mis les dernières provocations de Kim Jong II sur le compte d'une aliénation mentale liée à ses accidents cérébraux mais, à observer l'inquiétude qui règne au Japon, en Corée du Sud, aux États-Unis et même en Chine, on peut penser que c'est la nation toute entière qui est incontrôlable.
On peut également imaginer que l'arrivée au pouvoir du fils, Kim Jong Un ne changera pas grand chose.Chacun se souvient du gamin en uniforme d'officier assistant aux parades communistes et mégalomanes aux côtés de son père et l'on imagine son degré de conditionnement après une éducation de jeune monarque sous cette dictature stalinienne.
Le peuple, quant à lui, est opprimé, saigné par les famines depuis un demi-siècle et soudé dans la paranoïa. Toutes les conditions sont alors réunies pour une fuite en avant plutôt que pour un retour dans le rang des nations raisonnables.
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Corée du Nord : la mort de Kim Jong-Il change-t-elle la donne ?

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  • Photo de Jérémy Felkowski non

    19 décembre 2011, 11:38

    Jérémy Felkowski journaliste
    Il est certain que la peur et la paranoïa sont les ciments de la société nord-coréenne. La mort de Kim Jong Il ne bouleversera sans doute pas la situation locale. Son fils, Kim Jong Un, va logiquement prendre le pouvoir et s'inscrire dans la continuité de "l'oeuvre" accomplie par son père et son grand-père avant lui.

    Contrairement aux exemples du monde Arabe, la peur suintant de l'épiderme coréen ne devrait pas, du moins à court terme, conduire à une révolte. Car si les sociétés arabes impliquées dans cette suite de révolutions bénéficiaient d'une (très relative) ouverture sur le monde (Internet, médias, business), il n'en est rien pour Pyongyang.
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