Forfait à 19,99€

Annoncés depuis des mois sur le marché du téléphone mobile, les nouveaux forfaits Free promettent de casser les prix du marché. Selon le patron très médiatique du groupe de téléphonie mobile, ils devraient être de l’ordre de 50% moins chers [...]

Lire la suite

Free Mobile : l'année qui a chamboulé la téléphonie

Free Mobile : l'année qui a chamboulé la téléphonie

PRM/SIPA

Il y a tout juste un an, le 10 janvier 2011, Xavier Niel, le fondateur de Free, lançait l'offre Free Mobile. Un véritable coup de pied dans la fourmilière des opérateurs historiques que sont SFR, Bouygues Télécom et Orange. Retour sur une année qui a chamboulé le marché du mobile français.

Loin des offres peu lisibles de ses concurrents, Free avait opté pour deux forfaits, sans engagement ni subvention d'achat de mobile : appels et SMS illimités, 3 Go de données, et ce pour 19,99 euros ; ou une heure de communication avec SMS illimités pour 2 euros. Pour les clients Freebox, la première offre passait à 14,99 euros -soit deux fois moins cher que le marché-, et la deuxième était gratuite.

Free Mobile avait signé un contrat d'itinérance avec Orange. Le nouveau venu pouvait ainsi faire transiter ses appels par le réseau de l'opérateur historique. Des polémiques avaient alors enflées, lancées par SFR, qui constate début janvier que «80 à 97%» des appels de Free passent par le réseau d'Orange, et accusent ce dernier d'avoir aidé Free à proposer des prix qu'il juge artificiels. Orange prévoit en effet, courant avril, que le contrat avec Free lui rapportera un milliard d'euros.

Le 31 août, Free Mobile révèle avoir conquis 3,6 millions de clients au 30 juin, sur un total de 70 millions selon l'Arcep, le régulateur français des télécoms.Free Mobile a réussi à bouleverser la stratégie de ses concurrents, qui, pour s'adapter à l'offre low-cost, ont dû réduire leurs effectifs. SFR et Bouygues avaient annoncé un plan de départ volontaire début juillet. De plus, les concurrents du nouveau venu critiquent toujours la pérennité de sa stratégie. Le 5 novembre, l'autorité de la concurrence est saisie par Bercy, qui souhaite savoir si, concrètement, Free peut tenir sur le long terme sans le réseau d'Orange. La décision est attendue fin février.

Les autres opérateurs ont également baissé leurs prix dans l'année, essayant de s'aligner sur Free (Red chez SFR à 4,99 euros ; B&You chez Bouygues à 9,99 euros...). Le 6 décembre, Free riposte en portant de une à deux heures les communications de son forfait à 2 euros.

Le 19 décembre, enfin, SFR attaque Orange devant la Commission européenne, au motif d'acquisition de contrôle conjointe» d'Orange sur Free Mobile, du fait du contrat d'itinérance. Aujourd'hui, enfin, l'émission Envoyé Spécial sur France 2 va révéler que les communications de Free étaient très lentes du fait de la saturation du réseau, comme l'explique Le Figaro.

Bilan économique : après que Bruno Deffains estimait, en juin, que l'arrivée de Free Mobile détruirait indirectement 60 000 emplois, une étude publiée le 19 novembre révèle qu'elle aurait dégagé «1,7 milliards d'euros de pouvoir d'achat par an», et aurait créé 16 000 à 30 000 emplois. Les internautes, pour leur part, déclarent sur le quotidien 20minutes être «contents du prix, mais pas du réseau».

Photo de Non connecté

Sur le même thème