L'Allemagne met de l'eau dans son vin

Angela Merkel estime que la dette grecque pourrait être partiellement effacée

Dans un entretien au journal dominical allemand Bild am Sonntag, la chancelière allemande Angela Merkel est pour la première fois revenue sur ses positions et se dit prête à considérer l'effacement d'une partie de la dette grecque.

«Si la [...]

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Contexte

Angela Merkel estime que la dette grecque pourrait être partiellement effacée

Dans un entretien au journal dominical allemand Bild am Sonntag, la chancelière allemande Angela Merkel est pour la première fois revenue sur ses positions et se dit prête à considérer l'effacement d'une partie de la dette grecque.

«Si la Grèce arrive un jour à s'en sortir avec ses recettes sans contracter de nouvelles dettes, alors on doit regarder et évaluer la situation. Cela ne se passera pas avant 2014/15, si tout marche comme prévu», a déclaré la chancelière. Un son de cloche résolument différent puisque le gouvernement Merkel, vivement opposé à la mise en place des «eurobonds» qui permettraient de mutualiser la dette, avait jusqu’ici écarté toute possibilité d'effacer la dette grecque, estimant qu'il incombait à Athènes de mettre en place des mesures d'austérité en échange d’une aide de l'Europe.

Ces propos interviennent après l'accord trouvé avec l'Eurogroupe et le FMI pour ramener la dette grecque à 124% du produit intérieur à l'horizon 2020. Fin novembre, le ministre de l’Économie Pierre Moscovici estimait que l'effacement d'une partie de la dette grecque coûterait au bas mot 115 millions d'euros à l'État Français, pendant que d’autres avançaient des chiffres bien plus élevés allant de 600 millions à plus de 1,4 milliards d'euros.

Les "eurobonds" sont-ils le seul moyen de sauver l'euro ? Faut-il mutualiser les dettes de la zone euro ?

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Photo de Olivier Laffargue
Orchestré par Olivier Laffargue
Ancien journaliste Newsring