Nouvelle donne

Après la crise économique, la crise politique. Lundi 7 mai, Antonis Samaras, le leader des conservateurs grecs, a échoué à former un gouvernement de coalition après les élections législatives du 6 mai. Le scrutin a consacré l’effondrement des [...]

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La Grèce annonce son nouveau gouvernement et s'apprête à renégocier avec l'Europe

Le nouveau Premier ministre conservateur grec Antonis Samaras a dévoilé jeudi 21 juin son gouvernement d'union nationale avec pour priorité la renégociation avec l'UE et le FMI du plan d'austérité. La Grèce veut «réviser» ce mémorandum «sans mettre en danger la voie européenne du pays ou son maintien dans l'euro», dit la déclaration inaugurale de ce gouvernement tri-partite, conservateur, socialiste et gauche modérée. Au sortir d'un vide politique de deux mois, le pays, exsangue financièrement et abattu économiquement, s'est fixé pour objectif d'obtenir un nouveau délai de deux ans, jusqu'en 2016, pour assainir ses finances, et un chèque ultérieur de 20 milliards d'euros, selon des sources concordantes.

Le banquier Vassilis Rapanos, 65 ans, un vieux routier de la gestion économique grecque, proche des socialistes, a obtenu le poste crucial de ministre des finances, a indiqué le porte-parole Simos Kedikoglou en annonçant la liste des ministres. Il sera assisté par Christos Staïkouras, 38 ans, jusqu'à présent conseiller économique du premier ministre, et nommé ministre adjoint.

La nouvelle équipe compte 38 membres, dont 17 ministres, 14 secrétaires d'Etat, 7 vice-ministres et un porte-parole, parmi lesquels seulement deux femmes, Olga Kefaloyanni au ministère du tourisme et la secrétaire générale à la santé Fotini Skopouli. Une dizaine de portefeuilles sont détenus par la droite, dont celui des affaires étrangères par Dimitris Avramopoulos, un vieux cadre de la droite qui avait détenu plusieurs ministères dans des gouvernements conservateurs précédents.

Lors des législatives du 17 juin, la droite a en effet décroché 129 sièges sur les 300 du Parlement, le Pasok, 33, et le Dimar, 17. Leur alliance permettrait d'avoir un gouvernement «de consensus national» fort de 179 sièges face à une opposition menée principalement par la Gauche radicale, Syriza, au discours anti-rigueur et très critique face aux créanciers.

Source : AFP

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