2012

Newsring a invité les candidats à la présidentielle à venir débattre avec vous de leurs idées. Au fil des semaines et jusqu'au premier tour, retrouvez-les pour dialoguer, confronter vos arguments aux leurs, rebondir ou les interpeller. Ils [...]

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Carrasco Alain

Oui, il faut interdire les licenciements.

Le chômage est un fléau qui ne doit trouver aucune justification.J'ai entendu ou lu les arguments de petits patrons, artisans, etc, lesquels trouveraient la mesure aberrante. Ce qui est aberrant, c'est de jeter des millions de gens dans la misère, pour gonfler ses profits. Une société ou domine le chômage de masse est une société qui se désintègre socialement, économiquement. Au fait, est que le fait de pouvoir licencier aide les petites ou moyennes entreprises à vivre ou survivre? Bien sûr que non! Partout ou les capitalistes ou fermé des usines, ils ont souvent ruiné des villes, des régions entières, y compris des petits patrons, sous-traitants ou non. Les donneurs d'ordre, dans cette société, contrairement à ce qui est souvent mensongèrement répété, ne sont pas les petits patrons, mais les grands capitalistes, les gros actionnaires. De plus en plus de gens licenciés, ce sont de plus en plus de gens dont le champs de consommation se rétrécit. Comment, dans ce cas, des petits ou moyens patrons peuvent ils survivre? Seuls survivent celles et ceux qui, eux, ne travaillent plus depuis longtemps, et qui profitent du travail des autres : les grands capitalistes. (ce qui n'est pas le cas des petits patrons et autres artisans et commerçants). En clair, et pour me répéter, si l'autorisation de licencier permettait aux petits ou moyens patrons de survivre, cela se saurait!

Interdire les licenciements, ce n'est pas contraindre les petits patrons, c'est contraindre les grands capitalistes d'arrêter l'hémorragie, l'hécatombe, de prendre sur leurs profits et ceux des autres actionnaires pour embaucher, payer de meilleurs salaires. La société ne peut que mieux s'en porter, y compris les petits patrons.

Quant aux riches qui fuiraient à l'étranger, bah, qu'ils partent, ils ne servent à rien vu qu'ils ne produisent aucun travail utile à la collectivité, aucune richesse. Par contre, nous pourrions mettre leurs comptes sous séquestre, nous gardons les usines et travailleurs qui permettent leur richesse,bref, nous les exproprions.

Un petit rappel : les bourgeois d'aujourd'hui qui hurlent lorsque nous parlons, à LO, l'expropriation, sont les premiers à avoir exproprié, la classe sociale alors dominante : les aristocrates, lors de la révolution de 1789.

Pas d'état d'âme, donc.

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Vous aussi, participez au débat :
Arthaud : Faut-il interdire les licenciements ?

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  • Photo de François D'Argence non

    10 avril 2012, 22:40

    François D'Argence chef d'entreprise dans le domaine de l'Internet
    Question : si vous êtes un petit patron avec 10 salariés et que, suite à une baisse des commandes, votre chiffre d'affaire ne vous permet plus que d'en payer 5 et que, comme c'est souvent le cas, votre trésorerie est proche de 0.
    Que faites-vous ?
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  • Photo de Carrasco Alain oui

    11 avril 2012, 19:51

    Carrasco Alain

    @François D'Argence 

    Si vous êtes un simple travailleur, que vous avez des factures à payer, une maison, la voiture (pour aller au boulot), des enfants, etc, et que le patron de votre boite vous annonce qu'elle va fermer, alors qu'il s'agit d'un grand groupe dont les profits sont juteux et les actionnaires bien servis en dividendes, que faites vous?
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  • Photo de François D'Argence non

    11 avril 2012, 20:39

    François D'Argence chef d'entreprise dans le domaine de l'Internet

    @Carrasco Alain 

    C'est une méthode propre à LO de répondre à une question par une question qui n'a rien à voir ? En tous cas, pour moi il n'est pas question d'opposer les uns aux autres. C'est malheureusement ce que LO fait sans jamais apporter un projet de société viable ou chacun trouve sa place.

    Et pour répondre à votre question : si j'étais dans cette situation, je me battrais collectivement contre cette fermeture avec tout l'arsenal juridique français. Si la fermeture était maintenue, je me battrais pour obtenir les indemnités les plus élevées puis je chercherais à me reconvertir, soit en trouvant une formation vers un métier porteur, soit en me mettant à mon compte.

    J'ajouterai que le petit patron de mon exemple a probablement lui aussi des factures à payer, une maison, une voiture, des enfants, et qu'il a souvent mis une bonne partie de son argent dans sa boîte...

    Et pour reprendre votre méthode "un tantinet" démagogique : que dites vous au SDF que vous croisez en bas de chez vous tous les soirs alors qu'il fait froid dehors et que vous avez un toit ? Vous l'invitez à dormir chez vous ?
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  • Photo de Carrasco Alain oui

    11 avril 2012, 21:31

    Carrasco Alain

    @Carrasco Alain 

    Je réponds ici à votre post :
    D'abord, oui, j'ouvrirai ma porte à un SDF, sans l'ombre d'une hésitation. On ne peut pas être révolté par les injustices terribles générées par un système et laisser ses victimes mourir sans rien faire, en fermant les yeux.
    Pour en revenir aux petits patrons, j'en connais personnellement, et je sais bien que bon nombre ont des difficultés, difficultés dues, notamment au fait qu'ils sont des petits patrons, et non des gros capitalistes à l'abri du besoin, et qui vivent de leurs rentes. Contrairement à ce que vous prétendez, je n'oppose pas ces petits patrons aux simples travailleurs, mais je crois au contraire que les autres ont finalement des intérêts communs, contre une minorité de parasites qui les exploitent (car les petits patrons se font aussi exploiter, finalement).
    Autre chose : si vous êtes victimes, c'est aussi et surtout des banques. Eh bien, moi, je pense qu'il faut exproprier ces banquiers, faire un guichet unique, lever le secret bancaire et commercial, et diriger l'argent vers l'économie réelle : embauche, salaires, machines, etc, plutôt que vers la spéculation.

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  • Photo de François D'Argence non

    12 avril 2012, 19:36

    François D'Argence chef d'entreprise dans le domaine de l'Internet

    @Carrasco Alain 

    Vous dites : "oui, j'ouvrirai ma porte à un SDF, sans l'ombre d'une hésitation"
    Et bien qu'attendez-vous ? des SDF il y en a plein les rues ! Et ce n'est pas un phénomène nouveau. Que ne l'avez-vous pas déjà fait.
    Vous voyez, entre les bonnes intentions et la mise en pratique, il y a un monde.
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  • Photo de Gidmoz Gidmoz non

    11 avril 2012, 00:20

    Gidmoz Gidmoz ingénieur, libertarien, école autrichienne d'économie, chercheur en science économique
    @Carrasco Alain
    La question que pose François D'argence est pertinente. C'est le client qui décide s'il faut produire, ou bien s'il faut arrêter de produire. Si le client cesse d'acheter, il faut arrêter de produire. Et alors, vous n'allez pas payer votre employé à ne rien faire du début à la fin de l'année.

    Interdire de licencier signifie nécessairement interdire d'embaucher. En effet, le cout de payer qq'un à ne rien faire serait prohibitif. Aucune entreprise ne peut supporter un tel risque industriel
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  • Photo de Carrasco Alain oui

    12 avril 2012, 19:00

    Carrasco Alain

    @Gidmoz Gidmoz 

    C'est idiot car, du travail, il y en a. Il faut conserver l'emploi, et répartir le travail entre tous,
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  • Photo de François D'Argence non

    12 avril 2012, 19:20

    François D'Argence chef d'entreprise dans le domaine de l'Internet

    @Carrasco Alain 

    La remarque de Gidmoz Gidmoz est pleine de bon sens.
    Il n'y a rien d'idiot.
    Vous dites : "du travail il y en a". Pour affirmer une telle chose vous devez disposer d'études précises. Pouvez-vous nous indiquer quel travail et dans quels secteurs ?
    Quant au partage du travail, c'est une douce illusion. Le travail n'est pas un gâteau que l'on peut couper comme on veut. Et dans les rares cas où cela serait envisageable, partage du travail rimerait avec partage du salaire.
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  • Photo de Gidmoz Gidmoz non

    12 avril 2012, 20:32

    Gidmoz Gidmoz ingénieur, libertarien, école autrichienne d'économie, chercheur en science économique

    @Carrasco Alain 

    @Carrasco Alain
    Oui, je suis bien d'accord pour dire que le travail ne manque pas. En effet, les besoins des hommes n'ont aucune limite. Les capitaux ne manquent pas non plus aux investisseurs, du moins si la production est rentable.

    Tentons de préciser votre idée de "conserver l'emploi". Ce concept implique qu'un employé passerait d'un emploi à un autre sans aucun cout. Or le cout de passage d'un employé allant d'un emploi à un autre est immense. Il implique l'existence d'un être omniscient. cet être omniscient saurait lire dans l'esprit des employé, dans l'esprit des employeurs, connaitrait donc les critères et les contrainte présente et futures de chaque employé, de chaque employeur.

    Cet être omniscient ne peut pas exister. Une société d’intérim connait la cout de mettre en relation l'employeur et l'employé. La rémunération de l'agence d'intérim est une mesure possible de ce cout d'une seule mise en relation professionnelle.

    Vous évoquez aussi un deuxième concept "répartir le travail". Pour répartir le travail, il faut etre informé de tout job possible, de sa définition, de ses conditions. Or, nous avons vu que la quantité de travail possible était infinie, n'avait pas de limite.

    Il serait donc nécessaire que notre être
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  • Photo de Alain Gautier non

    11 avril 2012, 10:41

    Alain Gautier
    L'idée d'interdire les licenciements n'est tenable que dans un marché fermé où les consommateurs sont obligés d'acheter local et national seulement quand le produit /service n'existe pas en local. C'est seulement à cette condition que les TPE/PME sont assurées d'avoir des carnets de commande remplis. Je ne vous ai pas vu proposé cette contrepartie et sans elle votre propos est irresponsable. Qui osera embaucher dans de telles conditions?
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  • Photo de Carrasco Alain oui

    11 avril 2012, 19:45

    Carrasco Alain

    @Alain Gautier 

    La question que je me pose surtout, c'est ou nous emmène ce système complètement fou, qui broie des millions d'individus, qui gaspille de la force de travail, qui provoque un immense gâchis. 5 milions de chômeurs, dans ce pays, des gens qui travaillent et qui sont de plus en plus soumis à la précarité (je peux vous en parler aussi à la poste, ou cela se développe vitesse grand v), environ 8 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté! Interdire les licenciements, mais aussi partager le travail entre tous, oui, cela est vital, c'est carrément une question de survie, de salut public. Je ne comprends même pas comment on peut chipoter et tolérer une telle situation, voire, défendre carrément les licenciements. Les seuls irresponsables, se sont ceux qui ont l'économie entre leurs mains, les capitalistes, et qui la mènent dans le mur.
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  • Photo de François D'Argence non

    12 avril 2012, 19:33

    François D'Argence chef d'entreprise dans le domaine de l'Internet

    @Carrasco Alain 

    Comment expliquez-vous la situation de grande misère de Cuba (quasiment toute la population est sous le seuil de pauvreté) où vos préceptes ont été adoptés : il y a du travail pour tout le monde, il n'y a pas de chômage et les capitalistes n'ont pas le droit de citer (avec de plus en plus d'entorses cependant car même les dirigeants cubains ont compris que pour s'en sortir ils avaient besoin de capitaux).
    Quelle est l'idée de génie qui différencie le programme de LO de la politique cubaine ?

    Vos idées ont déjà été appliquées à maintes reprises dans l'histoire avec toujours le même constat : ça ne marche pas.

    J'ai moi-même été 2 fois à Cuba. Là bas, dans les aéroports vous avez 3 fois plus de porteurs de bagages que de passagers, et en plus les personnes de 70 ans sont souvent obligées de travailler pour survivre.
    Le tourisme est une véritable bulle d'oxygène pour ce pays où les gens sont adorables... mais très pauvres.
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  • Photo de Carrasco Alain oui

    12 avril 2012, 22:39

    Carrasco Alain
    Cher Monsieur D'argence,
    Je m'y connais un petit peu en idées Communistes, et je peux vous affirmer
    qu'elles n'ont jamais été mis en application nulle part. Le Communisme, cela

    ne peut exister qu'à l'échelle du monde et, vous savez quoi? Le Communisme, cela reprend ce que le capitalisme à développé : les forces productives, mais
    en enlevant l'économie des mains d'une minorité qui ne pense qu'à s'enrichir et en les mettant dans les mains de celles et ceux qui produisent les
    richesses (ouvriers, employés, chercheurs, intellectuels, ingénieurs, etc), pour le bien de tous.
    Mes idées ne sont absolument pas représentées à Cuba.
    Autre précision, et non des moindres : le Communisme, ce n'est pas l'étatisme, c'est un monde sans frontières, une association libre et fraternelle de travailleurs ou l'état aura disparu, ou les classes sociales (y compris le salariat), la propriété privée auront disparu (ce qui n'empêcherait pas tout un chacun de profiter des richesses produites). La misère à Cuba? D'abord, je vous rappelle qu'au départ, Castro ne se réclamait pas du Communisme, quand il a chassé batista. Il était tout à fait prêt, au départ, à faire des affaires avec les usa, mais il voulait aussi que Cuba ait son indépendance économique
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  • Photo de François D'Argence non

    14 avril 2012, 00:48

    François D'Argence chef d'entreprise dans le domaine de l'Internet

    @Carrasco Alain 

    Tout d'abord la notion de classes sociales, et donc de lutte des classes est une notion marxiste, ou plus précisément que Marx à emprunté à certains de ses contemporains et reprise à son compte. Le capitalisme, lui, ne théorise pas la notion de classes sociales.
    D'ailleurs aujourd'hui dans notre pays, les français qui s'identifient à une classe sociale précise sont très minoritaires. près de 80% de la population pense appartenir à la fameuse "classe moyenne" qui est en fait une sorte d'anti-classe puisqu'elle va de l'ouvrier qualifié au cadre supérieur, en passant par les fonctionnaires, les ingénieurs, les artisans, les commerçants et les petits patrons...
    A titre personnel, je trouve la notion de classe extrêmement réductrice et la grille de lecture de la société qu'elle propose biaisée dès le départ.
    Si je ne doute pas que vos idées sont généreuses et si j'avoue qu'elles sont philosophiquement attrayantes, je suis convaincu qu'elles sont inapplicables dans la mesure où la nature humaine est incompatible. Or votre idéal ne pourrait être viable que si 100% de la population le partageait ce qui, à l'évidence, n'est pas près d'arriver. Bref, votre idéal a quelque chose de religieux. Ce qui est paradoxal pour un athée...
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  • Photo de Carrasco Alain oui

    12 avril 2012, 22:51

    Carrasco Alain
    Les Américains ne l'entendaient pas de cette oreille et ont commencé à lui mettre des bâtons dans les roues, tentant plusieurs fois de l'assassiner. Je vous rappelle que si Castro a pu résister, s'est parce qu'il avait le peuple
    Cubain avec lui. Quand les Américains ont instauré un embargo sur Cuba, Castro s'est tourné vers l'urss et s'est paré du nom de Communiste. Dans les faits, il ne l'a jamais été. J' en veux pour preuve ses récents mamours avec le pape benito 16 (je vous rappelle qu'un Communiste, c'est Athée). L'autre problème de Cuba, s'est que c'est une petite ile, dépourvue de matières premières, contrairement à l'urss qui, lui, était quasiment un continent, avec d'énormes ressources (pétrole, minerai). Aucun pays ne peut vivre à l'écart de l'économie mondiale, encore moins Cuba que d'autres. Ceci explique plus que sûrement les difficultés de ce peuple. A l'actif de Cuba, il y a tout de même l'éducation, la santé, etc. Cela n'en fait pas un état Communiste.
    Non, le Communisme n'a existé nulle part.
    Je reviens toutefois à l'urss, car, malgré la monstruosité du goulag, malgré la bureaucratie, malgré tout un tas de saloperies, les travailleurs de ce pays ont démontré, en participant activement à son industrialisation (da
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  • Photo de François D'Argence non

    13 avril 2012, 00:44

    François D'Argence chef d'entreprise dans le domaine de l'Internet

    @Carrasco Alain 

    Les "mamours" des frères Castro avec le pape ne sont que des courbettes entre chefs d'états qui ont intérêt à s'entendre. C'est de la politique, pas de la religion.
    Ce que vous ne comprenez pas c'est que si le communisme était instauré sur toute la planète c'est toute la planète qui deviendrait un gigantesque Cuba ou pire, une gigantesque Corée du Nord...
    Le communisme n'est pas viable, c'est dans ses gênes.
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  • Photo de Carrasco Alain oui

    13 avril 2012, 22:33

    Carrasco Alain

    @François D'Argence 

    Votre démonstration me laisse pantois. Comment puis je vous expliquer que tout cela n'a jamais été du Communisme? En quelle langue? Avez vous déjà lu Marx. Oui, je sais, la lecture en est ardue.
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  • Photo de Carrasco Alain oui

    12 avril 2012, 22:56

    Carrasco Alain
    dans des conditions difficiles, qu'une autre économie que le capitalisme, c'est à dire basée sur la loi du profit, était possible. Je vous rappelle que l'urss envoyait des satellites, un homme, puis une femme, dans l''espace, avant les américains, par exemple. Beaucoup de chose étaient faites, dans le domaine de l'éducation, de la science, de la santé. Je vous conseille de lire l''excellent livre de Moshé Lewin sur le sujet : le siècle soviétique.
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  • Photo de François D'Argence non

    13 avril 2012, 00:34

    François D'Argence chef d'entreprise dans le domaine de l'Internet

    @Carrasco Alain 

    Vous présentez l'un des plus gros fiasco économique de l'histoire, car c'est bel et bien son économie catastrophique qui a eu raison de l'URSS, comme une réussite. La course à l'espace (puis à l'armement) a saigné à blanc le peuple soviétique qui a vu sa qualité de vie inexorablement reculer par rapport à l'Occident jusqu'à l'implosion de 1989.
    Le problème de fond du communisme c'est qu'il ignore la nature profonde de l'homme en imaginant une société basée sur un homme "virtuel" qui laisserait de côté son aspiration à la propriété, son envie de réussir, sa tendance à la paresse, son refus de l'uniformisation et qui se dévouerait sans état d'âme pour le bien de la communauté. Si l'homme avait une mentalité de fourmi ou d'abeille (et même là il y a des reines !) peut-être que le communisme aurait sa chance. Et encore. Mais tant que l'homme sera ce qu'il est, complexe et contradictoire, le communisme restera une utopie vaine et contre-productive. Mais bon, je vois que vous êtes un pur. Je ne chercherai donc pas d'avantage à vous convaincre de renoncer à votre "religion".
    L'économie de marché a bien des défauts mais à l'épreuve de l'histoire elle a montré qu'elle était le moins mauvais des systèmes.
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  • Photo de Carrasco Alain oui

    13 avril 2012, 22:31

    Carrasco Alain

    @François D'Argence 

    L'épreuve de l'histoire ne montre qu'une chose, c'est que le capitalisme est un fiasco (pour reprendre votre terme) : exploitation accrue, crises à répétition, chômage de masse, misère, pollution, j'en passe et des meilleurs.
    Pour ce qui est du Communisme, qui n'a jamais eu lieu en URSS, puisque, je vous l'ai dit dans mon précédent post, il ne peut exister qu'à l'échelle du monde, vous n''en connaissez visiblement pas grand chose, hormis les bêtises que l'on vous à mis dans la tête (ou que vous vous êtes laissé mettre en tête).
    Oui, on peut changer la société. Pour votre gouverne, l'homme n'a pas toujours été soumis à la propriété privée, l'humanité n'a pas toujours été divisée en classe sociale, le fric n'a pas toujours pourri les têtes (si vous suivez un peu l'histoire de l'humanité). Si je suis votre raisonnement, la bourgeoisie n'aurait jamais pris le pouvoir, s'est à dire fait une révolution. Ce serait toujours l'aristocratie, comme classe sociale, qui dominerait, et l'humanité n'aurait pas connu les révolutions industrielles.
    Tous les individus, sur cette terre, ne sont pas gangrenés par les idées de la classe dominante. Tout le monde ne pense pas que l'on doit devenir entrepreneur, que l'on doit faire du fric,
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    13 avril 2012, 22:42

    Carrasco Alain

    @François D'Argence 

    Monsieur D'argence, contrairement à ce que vous prétendez, si le peuple d'ex-urss à vu sa qualité de vie inexorablement reculer, c'est depuis la fin de l'ex-urss. Figurez vous qu'en Russie, pour ne parlez que d'elle, l'espérance de vie à reculé de vingt ans, alors qu'elle était au même niveau que les pays occidentaux les plus développés. Tout ce qui existait de social à été démoli. Le chômage, inconnu en ex-urss, explose, comme dans les pays capitalistes. Vous voulez d'autres détails?
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    14 avril 2012, 00:03

    François D'Argence chef d'entreprise dans le domaine de l'Internet

    @François D'Argence 

    Bon, pour l'espérance de vie en Russie, vous exagérez beaucoup. Dans les années 70 elle était bien en deçà des pays occidentaux.
    En 1979, chez les hommes : Russie 62 ans, France 70 ans, Chez les femmes : Russie 73 ans, France 78 ans.
    8 ans d'écart chez les hommes, 5 ans chez les femmes (source : Wikipedia).
    Bref vous vous enflammez un peu vite... Après l'explosion de l'URSS il y a eu effectivement une chute mais l'attribuer au capitalisme est un peu gonflé puisque dans les pays "capitalistes" il n'y a pas eu de décrochage. A la fin de l'URSS il y a eu une longue période de chaos qui n'a rien à voir avec une économie de marché moderne et structurée. Cela montre juste qu'un pays qui sort de 70 ans de communisme a du mal à gérer la transition vers un autre système. A noter que depuis 2005 l'espérance de vie s'est nettement améliorée en Russie.
    Quand au chômage, par définition il n'y en avait pas en URSS mais combien de personnes étaient payées à ne rien faire (ou pas grand chose) ? Bien entendu, il n'y a aucune statistique à ce sujet...
    Mais surtout, si l'URSS était si avancée socialement, pourquoi diable s'est elle écroulée ? J'aimerais avoir votre point de vue à ce sujet...
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  • Photo de Carrasco Alain oui

    13 avril 2012, 22:37

    Carrasco Alain
    Message de Mr d'Argence :
    "Vous dites : "oui, j'ouvrirai ma porte à un SDF, sans l'ombre d'une hésitation"
    Et bien qu'attendez-vous ? des SDF il y en a plein les rues ! Et ce n'est pas un phénomène nouveau. Que ne l'avez-vous pas déjà fait.
    Vous voyez, entre les bonnes intentions et la mise en pratique, il y a un monde."
    Vous devriez éviter de me donner des leçons de ce genre. J'habite 68 mètres carrés, avec femme et enfants. Je les met ou? Dans ma baignoire?
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  • Photo de Carrasco Alain oui

    14 avril 2012, 22:28

    Carrasco Alain
    Concernant l'URSS,
    Non, je n'exagère rien, et je ne nie surtout pas le fait que la vie n'y était pas facile, mais ce pays à été largement caricaturé, surtout, évidemment, par les anti-Communistes.
    Quelques constats :
    Tiens, un quotidien d'affaires Russe RBK, titrait récemment : Seulement 10 % des habitants de la Russie ont profité de l'effondrement de l'URSS et des réformes qui s'en sont suivies. Et la Russie est, apparemment le pays le moins déglingué, de toutes les ex-républiques soviétiques.
    L'espérance de vie de la population à reculé à 62 ans, à un niveau qu'elle avait dépassé, et de loin, depuis plus d'un demi-siècle.
    Une maladie comme la tuberculose, qui avait été éradiquée, à fait sa réapparition.
    Autre fléau, et non des moindres : dans la plupart des ex-républiques, alors que dans l'ex URSS, tajiks, ouzbèques, russes et autres cohabitaient, que l'économie des différentes républiques était interconnectée, s'est développé le nationalisme. Certaines de ces républiques sont même dirigées par d'anciens bureaucrates devenus des dictateurs, régnant d'une main de fer. En russie, le racisme fait des ravages dans les têtes.
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  • Photo de Carrasco Alain oui

    14 avril 2012, 22:52

    Carrasco Alain
    Nombre de politiciens tiennent des discours de haine contre les étrangers (généralement des anciens citoyens de l'ex urss), surfant sur le développement de la misère.
    Pour répondre à votre question : pourquoi l'ex-urss s'est elle effondrée, si elle était si avancée socialement?
    Peut on dire qu'elle s'est effondrée? Non, ce sont les bureaucrates qui ont décidé, à un moment donné de l'histoire, de casser tout cela et de se partager les bons morceaux, de se tailler des fiefs. Il y a bien longtemps que l'urss n'avait plus rien de l'état ouvrier et paysan qu'elle était à son origine (depuis les années trente). Le pillage de l'économie des différentes républiques à alors pu avoir lieu, le dépeçage des différentes entreprises, la démolition du système de santé, etc.
    Le salut, pour les classes populaires de l''ex-union soviétique ne viendra évidemment pas d'une économie de marché, avec des banques, des industriels, des organes comme le fmi, l'omc, qui demanderont encore et toujours plus de sacrifices aux populations, comme elles en demandent ici aux travailleurs Grecs, Espagnols, etc, mais de leur croyance en leur propre force et leur propre volonté à construire une autre économie fonctionnant, cette fois pour les besoins de tous.
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    14 avril 2012, 22:55

    Carrasco Alain
    Petit rectificatif : lorsque j'ai mentionné la chute de l'espérance de vie à 62 ans, je précise qu'il s'agit de la population masculine.
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Salaire-dirigeants Blogueur, auteur d'1 Téléthon pour sauver le salaire de nos dirigeants !
Pas de bonus pour les patrons qui licencient.
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Salaire-dirigeants Blogueur, auteur d'1 Téléthon pour sauver le salaire de nos dirigeants !
Les patrons citent un salaire moyen supérieur de 28% au salaire moyens réel en France !
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Florian N'doye Je suis un blogueur, et peut-être futur expat
Favoriser l'entreprenariat
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Profil supprimé Etudiant en histoire à l'UCO d'Angers
La parité est réclamée partout, sauf... dans le mariage ?
Photo de Jean-Louis Gaillard oui
Jean-Louis Gaillard un Gaillard, soucieux de justice et d'environnement . Jurassien Technologue retraité-actif
Il n'y a pas d'autres moyens de transmission des savoir-faire, mais trop de "petits" chefs ...
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Profil supprimé Etudiant ingénieur
Encouragez les patrons !
Photo de Christian Creseveur oui
Christian Creseveur Dessinateur et scénariste
Aujourd'hui nous sommes tous suisses!
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Alain Tizioli un citoyen lambda
Les chiffres du chômage sont biaisés
Photo de Aurélien Terrassier oui
Aurélien Terrassier
Ca ne fait que commencer.

Derniers arguments

Photo de Christian Creseveur oui
Christian Creseveur Dessinateur et scénariste
Ghosn met en musique douce les licenciements de Renault
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ddacoudre . militant à la retraite.
l'entreprise n'a pas vocation à créer des emplois.
Photo de Marie-Ida Artusi-Tessier oui
Marie-Ida Artusi-Tessier Correctrice typographe, société Artograf
Vrais et faux licenciements... Il faut aussi que l'administration n'ait pas les mains liées…
Photo de Jonathan Balsamo non
Jonathan Balsamo
Décision dangereuse