Archéologie: des milliers de dépouilles découvertes dans un quartier de Londres

Archéologie: des milliers de dépouilles découvertes dans un quartier de Londres

Flickr via Laurent Colonna

Ce sont des voisins pour le moins calmes qu’ont côtoyés durant des années les usagers du métro londonien. A quelques mètres de profondeur, sous les les rails et les routes de la capitale britannique, des milliers de cadavres étaient enterrés.

Ces corps sont ceux de malades mentaux de Bethléem, un ancien asile de la capitale anglaise. Les dépouilles, jamais réclamées par les familles, auraient ainsi été enterrées dans  une fosse commune, près du cimetière du quartier. L'histoire qui date du milieu du XVIIe siècle est sordide car selon le Guardian, il est probable que ces corps non réclamés soient ceux  des pensionnaires battus, affamés et exploités.

Ils ont été découverts alors que la société Crossrail menait un gigantesque chantier autour de la station de métro Liverpool Street. Les cheminots sont tombés sur des restes humains avant qu'une équipe archéologique n'entame des fouilles. 

Quatre mille corps pourraient être découverts 

Cité dans les colonnes du quotidien, Jay Carver, l’archéologue qui dirige ce programme de fouilles, financé par la société Crossrail depuis 2009, ne cache pas son enthousiasme: «En raison de son histoire, nous savons que c'est l'un des cimetières les plus divers à Londres, un véritable échantillon de ses habitants à travers deux siècles. La préservation osseuse est excellente dans les découvertes que nous avons déjà faites». Ce cimetière fortifié de deux hectares a ouvert au milieu du 17e siècle sur ordre du maire de Londres. Il fut le premier construit loin des églises paroissiales de la ville.

Ces fouilles, les plus importantes du pays, ont aussi révélé d’autres trésors: une pièce d’or miniature de Venise ou un tronçon d’une voie romaine qui devait mené au pont d’une rivière avoisinante. Les restes d’une centaines d’individus ont déjà été retrouvés et l’archéologue prédit qu’il trouvera pas moins de 4.000 dépouilles quand l’étape principale des recherche commencera en 2014.