Bertrand Cantat: un livre l’accuse de violence sur Krisztina Rady, son ex-femme

Bertrand Cantat: un livre l’accuse de violence sur Krisztina Rady, son ex-femme

Hounsfield-Mousse/ABACA

Bertrand Cantat est à nouveau dans la tourmente. Le livre «Bertrand Cantat-Marie Trintignant, l’amour à mort», dont L’Express s’est procuré les bonnes feuilles, revient sur le fait divers de Vilnius, et la mort de l’actrice, mais aussi sur le suicide Krisztina Rady, son ex-femme, en 2010, avec des éléments à charge contre le chanteur de Noir Désir.

Les journalistes Stéphane Bouchet et Frédéric Vézard ont enquêté autour des raisons du suicide de Krisztina Rady. Les auteurs se sont procurés l’enregistrement d’un message de la femme du leader de Noir Désir laissé sur le répondeur de ses parents, six mois avant qu’elle ne mette fin à ses jours par pendaison.

Dans les extraits publiés par L’Express, le message de sept minutes trente serait accablant contre le chanteur. Krisztina Rady y raconte comme, la veille du message, elle a «failli y laisser une dent» dans «le cauchemar qu’il (Bertrand Cantat) appelle amour». Elle ajoute: «mon coude est complètement tuméfié et malheureusement un cartilage s'est même cassé, mais ça n'a pas d'importance tant que je pourrai encore en parler».

Durant le message, la femme du chanteur indique que si elle en a «la force et qu'il n'est pas trop tard, [elle] déménager[a] dans un autre pays et [elle] disparaîtr[a] simplement».

«Bertrand est fou, il croit que c'est là le plus grand amour de sa vie et que, mis à part quelques petits dérapages, tout va bien. Et tout le monde, bien sûr, dans la rue le considère comme une icône, comme un exemple, comme une star, et tout le monde désire que pour lui tout aille bien, et après il rentre à la maison et il fait des choses horribles avec moi devant sa famille», explique-t-elle.

«Il se suiciderait»

Elle continue, avec une sinistre prédiction: «j’espère qu'on va pouvoir s'en sortir et que vous pourrez encore entendre ma voix, et sinon, alors, vous aurez au moins une preuve». Et indique que s’il y a «témoignage» provenant de ses proches, «tel que je connais Bertrand, il se suiciderait, et alors les enfants resteraient là, orphelins. J'aimerais tant l'éviter, seulement on ne peut s'en sortir saine et sauve, et cet état psychique n'est pas non plus propice pour bâtir une relation de couple».

L’Express explique en outre que l’état psychologique et psychiatrique de Cantat lors de son transfert en la prison de Vilnius et celle qui l’accueille en France. Selon le juge d’application des peines, aucune expertise n’avait été réalisée en Lituanie.

Le suivi de l’artiste en France a révélé que «le détenu présente des traits de personnalité dépendante, une fragilité narcissique et une immaturité affective. Tous ces signes ont favorisé une relation passionnelle qui a activé des angoisses intenses qui ont facilité le passage à l'acte, puis un passage dépressif secondaire après le décès de sa compagne. Ces traits de personnalité sont actuellement mobilisés par la psychothérapie, qui est authentiquement investie, et peuvent permettre d'accéder à une certaine maturation».