Joanne Chesimard, première femme à intégrer la liste des 25 terroristes les plus recherchés

Joanne Chesimard, première femme à intégrer la liste des 25 terroristes les plus recherchés

Anonymous/AP/SIPA

Joanne Chesimard se retrouve sur la même liste que les terroristes Oussama Ben Laden, Ayman al-Zawahiri ou encore Khalid Shiekh Mohammed. Mais celle-ci est une «ennemie de l’intérieur», comme la nomme le FBI.

L’activiste de l’Armée de libération des noirs a été placée sur la liste des 25 personnes les plus recherchées du monde par le FBI, «quarante ans jour pour jour «après la date où elle est accusée d’avoir tiré sur un policier d’Etat, et de l’avoir tué, sur une autoroute du New Jersey», écrit Slate.fr. Ce qui est en fait la première femme à intégrer cette triste liste. La police fédérale offre deux millions de dollars pour sa capture.

Aussi connue sous le nom d’Assata Shakur -elle est par ailleurs la marraine de Tupac Shakur, rappeur assassiné par balle en 1996-, Joanne Chesimard fait partie de l’organisation d’extrême gauche de l’Armée de libération des noirs, adepte du Black power, très active dans les années 1960 et 1970. Surnommée la «Jeanne d’Arc noire», elle a été prise au milieu d’une fusillade le 2 mai 1973, qui a tué un policier.

Slate.fr rappelle qu’il reste «des doutes sur sa culpabilité –elle nie avoir tué le policier– et des rumeurs selon lesquelles elle aurait été maltraitée en prison», après sa première arrestation en 1977 et sa condamnation à perpétuité. Elle s’est s’échappée deux années plus tard. Selon Le Nouvel Obs, «la militante a été repérée à Cuba en 1984 où elle serait toujours, affirme le FBI». Beaucoup d’Américains recherchés par les autorités s’y seraient installés.

Comme le poursuit le site de l’hebdomadaire, «Joanne Chesimard "est la seconde ressortissante américaine à être intégrée à cette liste" des 25 personnes les plus recherchées par le FBI, qui promet une récompense d'un million de dollars pour leur localisation. Le New Jersey promet lui aussi un million de dollars de récompense».