Inde: manifestations violentes après le viol d'une étudiante, le Premier ministre appelle au calme

Inde: manifestations violentes après le viol d'une étudiante, le Premier ministre appelle au calme

Ajit Solanki/AP/SIPA

Après plusieurs jours de manifestations violentes à New Delhi, pour protester contre le viol collectif d'une jeune femme, le Premier ministre indien Manmohan Singh a appelé au calme, lundi 24 décembre.

Dans une allocution télévisée le chef du gouvernement s'est adressé au peuple indien: «J'appelle tous les citoyens concernés à la paix et au calme». «Je vous assure que je vais tout faire pour assurer la sécurité de toutes les femmes de pays», a-t-il ajouté. Qualifiant le viol de la jeune étudiante de crime «monstrueux». «Il y a une colère et une angoisse réelles et justifiées après cet évènement atroce», a analysé le Premier ministre.

Une vague d'indignation a secoué le pays à la suite du viol collectif d'une jeune fille de 23 ans, par six hommes, à bord d'un bus, le 16 décembre dernier. Après avoir été violée, l'étudiante kinésithérapeute a été passée à tabac (à coups de barre de fer) et jetée du bus en marche, relate le Nouvel Observateur. Les six agresseurs présumés, ivres au moment des faits, selon Libération, ont été arrêtés et incarcérés alors que la victime se trouve toujours dans en soins intensifs à l'hôpital.

Cette histoire a bouleversé la population, «poussant des centaines de personnes à manifester pour réclamer «des droits égaux pour les femmes», auprès de la gouverneure de New Delhi, Sheila Dikshit», rapporte Le Parisien. Mais ces mouvements ont donné lieu à de nombreux affrontements entre protestataires et forces de l'ordre. Entraînant l'interdiction de toute manifestation dans le centre. La sécurité a été, en outre, renforcée en raison de la visite du président russe, Vladimir Poutine.

Avec un viol commis toutes les 18 heures, New Delhi est la ville indienne où les crimes sexuels sont les plus fréquents, selon les statistiques officielles. Toujours selon les chiffres officiels, sur les 256.329 crimes violent enregistrés en Inde en 2011, 228.650 avaient pour victime ou une des femmes. La capitale indienne, surnommée «la capitale du viol», en raison de l'envolée de ce crime, 661 en 2012, soit une hausse de 17%, analyse encore 20 Minutes.