Littérature hystérique : la lecture, le vibromasseur et l’orgasme

Littérature hystérique : la lecture, le vibromasseur et l’orgasme

Capture d'écran video Hysterical Literature

La «littérature hystérique» basée sur l’association de la lecture et du vibromasseur: voilà une idée qui pourrait convaincre les plus hermétiques aux belles-lettres. L’orgasme est peut-être au bout de l’exercice…

Clayton Cubitt, l’artiste américain à l’origine du concept, a proposé à différentes femmes de lire devant une caméra l’ouvrage de leur choix avec un vibromasseur en marche entre leurs jambes. Il voulait ainsi démontrer que la littérature donne du plaisir au sens propre comme au figuré.

La première vidéo, tournée avec l’actrice porno Stoya, a été visionnée plus de 4 millions de fois en quelques mois. On la voit assise à une table,  lisant en anglais, «Necrophilia Variations» de Supervert, roman qui mêle érotisme et mort. Stoya est concentrée, elle s’applique, mais respire de plus en plus fort sans que l’internaute ne comprenne pourquoi – la caméra étant braquée sur le haut de son corps. Pourtant, après quelques minutes, le spectateur virtuel prête attention à ce ronronnement suspect, au regard de l’actrice qui la trahit, jusqu’à ce qu’elle échappe un cri de plaisir.

Clayton Cubitt, amateur des photos-portraits, aime aussi explorer la connexion entre l’érotisme et la sexualité de la femme. Il a confié à Libération: «Je suis très intéressé par les relations entre l’esprit et le corps». A travers les cinq vidéos d’«Hysterical Literature» réalisées depuis la fin de l’été, l’artiste a réussi à saisir ce bref instant où l’on perd le contrôle, celui où l’on s’abandonne, oubliant que l’on est observé.