Suicide du jeune Brestois : le cyber-chantage serait un vrai business

Suicide du jeune Brestois : le cyber-chantage serait un vrai business

PURESTOCK/SIPA

Le suicide du jeune Brestois harcelé sur le site Chatroulette remet au centre de l'actualité la question du harcèlement sur Internet. Et il semblerait que ce problème soit devenu un vrai business. Si la question du harcèlement revient au coeur de l'actualité après ces drames, le problème n'est apparemment pas nouveau. Les témoignages de personnes ayant connu le même problème que ce jeune Brestois sont en effet nombreux sur la toile, à l'instar de Philippe, jeune chauffeur de bus qui témoignait sur LeMonde.fr en juillet dernier.

Dans le cas de Philippe, le cauchemar aurait commencé après qu'il ait échangé une conversation avec une jeune femme et s'est finalement dénudé devant sa caméra. «Ecoute-moi bien, écrit Maria, j'ai tout enregistré et j'ai tes contacts sur MSN. Je vais leur envoyer la vidéo et la diffuser sur YouTube. Maria joint l'acte à la parole. Philippe 'google' son nom. 'Je découvre alors sur YouTube une vidéo titrée de mon nom, mon âge, ma ville' suivi de se masturbe devant une fillette de 7 ans. Son interlocutrice demande alors 800 euros dans la demi-heure par mandat cash Western Union à envoyer à Abidjan», rapporte le site. 

Et les exemples ne s'arrêtent pas là, à l'instar de l'histoire vécue par Virginie, une trentenaire elle aussi victime de harcèlement. Après s'être dévêtue devant un homme qu'elle avait rencontré sur un site spécialisé, la jeune femme s'est vue recevoir des «mails et des SMS provenant soi-disant de Jacques Crépond et d'autres d'Interpol me disant que ce que j'avais fait était passible de 7 ans de prison et 3500 euros d'amende et que si je ne contactais pas ces personnes sous 24 heures, un mandat d'arrêt international serait lancé à mon encontre et la vidéo publiée sur Youtube et France 24», explique-t-elle, citée par Tf1.fr. Appelant le numéro donné, Virginie a finalement affaire à un homme africain qui lui réclame de l'argent. Ne cédant pas, la victime voit alors les vidéos publiées sur le net. 

Des cas qui rappellent celui du jeune Brestois. La police chargée de l'affaire serait en effet remontée à l'origine des corbeaux, l'adresse IP de l'ordinateur utilisé provenant également de Côte d'Ivoire.